|
 |
Une très belle Vanille noire chez Yves Rocher, véritable succès commercial, peut expliquer cet Oscar du parfumeur décerné par les rédactions de Cosmétique Mag et Cosmétique Hebdo à Jacques Cavalier, maître parfumeur chez Firmenich. L’ensemble de ses créations débutées à 29 ans avec l’Eau d’Issey pour BPI sous la houlette de Chantal Roos accrédite aussi ce choix du « poète de la matière » selon la belle expression de Véronique Gohmann, directrice international marketing communication d’Yves Rocher. Cette poésie est en fait le fruit d’un long travail sans doute commencé avec la fleur de jasmin que sa mère, évaluatrice d’Edmond Roudnitska, déposait sur son oreiller et renforcé par l’admiration porté à son père qui travaillait chez Charabot. La récompense du jeudi ? Le rejoindre au laboratoire ! De cette enfance grassoise vient sans doute sa passion des fleurs avec la rose en tête de son palmarès personnel. Sa carrière, débutée chez Naarden où il travaillait déjà avec Oliver Cresp, autre Grassois, continuée chez PFW, prend une autre envergure, en 1990, à son arrivée chez Firmenich où l’attire Alberto Morillas. Il ya dix ans, Armand de Villoutreys, alors patron de la parfumerie fine, lui confie une mission sur le naturel dans cette entreprise reine de la synthèse.
|